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L’apothéose de notre saison VTT 2008
le week-end de Toussaint à Annevoie-Rouillon

Cela faisait déjà un petit temps que celui-ci était annoncé à nos jeunes vététistes et très attendu par eux. 

Après quelques préparatifs bien nécessaires comme la réservation, le repérage des circuits, la préparation du week-end, les achats, les inscriptions en bonne et due forme, … le moment du départ est enfin arrivé.

Le vendredi 31 octobre à 12h30 le rendez-vous fut donné, dans la cour du Prieuré, aux 31 personnes inscrites pour le WE (dont 3 personnes pour l’intendance).

Première difficulté : arriver à caser bagages, vélos et participants dans les quelques voitures présentes.  C’est tout juste, on pousse un peu les sacs, on se serre, on empile les vélos dans la remorque de Johan et on s’assure avant le départ que rien ni personne ne reste sur le parking.  

Un peu avant 14h00 nous arrivons sur notre lieu de séjour, vidons les voitures et nous préparons, sans perdre de temps, pour notre première sortie du WE. 

Après la constitution de deux groupes c’est sans plus attendre que nous partons pour nos 14 premiers kilomètres.  Le ton est tout de suite donné, le premier kilomètre se fait en côte, heureusement sur de l’asphalte, le groupe s’effiloche déjà. Au grand bonheur de tous il est tout de suite suivi par une descente grisante qui fait vite oublier qu’on a un peu souffert avant et, ATTENTION, qu’il faut ralentir sec car çà remonte en épingle là à notre droite, sur le talus dans l’herbe.  Seul l’un ou l’autre parviendra à gravir le mur.  Au-dessus de celui-ci on s’arrête un moment avant d’entamer la suite qui serpente en montée jusqu’à l’orée d’un bois que beaucoup atteindrons à pied.  
Ouf, je pense que le plus dur du parcours est derrière nous.  Enfin, je crois ! 
Il nous restera encore quelques beaux petits passages, une magnifique descente sur l’asphalte et un retour peinard de quelques kilomètres le long de la Meuse sous la pluie.  Nous arrivons trempés mais heureux.

Le premier groupe, arrivé un peu avant nous, partage déjà les 2 seules douches du gîte, nous nous ruons sur le cacao chaud que l’intendance nous a préparé et prenons notre ticket dans la file d’attente des douches.

Vient ensuite le moment de s’approprier les lieux et de se poser les questions d’usage.   Quelle chambre choisir ? A côté de qui vais-je dormir ? Je dors en dessous ou au dessus ? Ceci étant fait, on déballe ses bagages et on peut commencer le chambard.  

18h00 c’est l’heure du souper.  Nos cuistots nous ont préparé un repas de choix : saucisse, purée et compote, clôturée par un pudding chocolat – crème fraîche.  Quel délice !!! 

Nous sommes le 31 novembre et la nuit s’annonce sous le signe d’Halloween : les enfants se transforment en fantômes et investissent le village à la quête de bonbons qu’ils trouveront « Chez Mireille ».    

Après une petite promenade nocturne parsemée de monstres surgissant des fourrés, de sorcières ricanant sous le regard malveillant de la lune, de loups garous, de fantômes pendus aux arbres nous rentrons au bercail pour chercher le sommeil bien mérité.  Inutile de dire qu’il fut très difficile à trouver parmi les bavardages, certains ronflements (eh oui !! il y a en qui arrivent à dormir dans n’importe quelle circonstance, n’est-ce pas Jonathan) et les tentatives pour calmer la chambrée du style :  « SILENCE » …. « ON TOURNE » et c’est reparti de plus bel. 

Pour moi ce sera une nuit sans sommeil.  Levée à 4h30 du matin j’en ai donc profité pour faire la vaisselle et mettre sécher, sur les quelques radiateurs de rez-de-chaussée, les chaussures encore mouillées de la veille.  A 5h30, quel ne fut pas mon étonnement de voir apparaître André, notre cuistot, en charge de la mission boulangerie, boulangerie qui n’ouvre ses portes qu’à 6h30.  Nous comprendrons un peu plus tard qu’il fut la victime d’un GSM non remis à l’heure d’hiver.

Samedi 01 novembre

Le lever se fera assez tôt. 6h45 : Loïck fait son apparition en bas. 7h15 ça bouge et ça crie déjà pas mal dans les chambres.  Il ne sera pas nécessaire de sonner le clairon aujourd’hui.  Par contre c’est beaucoup plus dur de les emmener à la gymnastique du matin organisée par Julie. 

Après un petit déjeuner bien copieux pour certains (n’est-ce pas Yves !!) et plus maigre pour d’autres, nous nous préparons à partir pour la chasse au trésor dans les Jardins d’Annevoie.  Réparti par petits groupes les enfants, guidés de loin par leur hôtesse d’accueil venue de l’au-delà, partirent à la découverte d’indices susceptibles de leur faire découvrir le mystère du cygne noir.  Mystère qui fut probablement découvert vu le trésor rapporté par chacun.  Durant ce temps, les adultes découvrirent le jardin à leur guise tout en cherchant quelques endroits où s’abriter de la pluie.


11h45, nous quittons les jardins par une porte dérobée exceptionnellement ouverte au public pour nous retrouver juste en face de notre gîte.  A la bouffe !!  120 délicieux sandwiches attendent les bienheureux. 


A peine avons-nous fini de manger que certains enfants se tiennent déjà prêts pour le départ, impatients qu’ils sont d’aller rouler.  Oh oh pas si vite, laissez Alexis, Jacky et Roger terminer la vaisselle.   Pendant ce temps d’autres mettent à profit ces précieuses minutes pour réparer quelques freins défectueux et sortir tous les vélos.


Vers 13h30, nous enfourchons donc nos vélos et reconstituons les deux groupes.  Le premier groupe parti, un peu de patience et nous voilà parti à notre tour.  Ca commence fort, ça commence très fort.  2 kilomètres d’ascension sur une route à 8 %.  Ca passe, tout le monde arrive au-dessus sans trop de difficulté.  S’en suit un peu de route et enfin les chemins tant attendus par nos gais lurons : boue, ornières, flaques.   Viennent ensuite les difficultés physiques et techniques.  Le chemin de terre s’incline tellement que beaucoup sont obligés de s’octroyer des pauses pour mieux repartir, arrivés au-dessus, un petit arrêt gastronomique et en avant vers LA DESCENTE. Aïe aïe c’est quelle est piégeuse celle-là.  Entièrement recouverte de grosses pierres recouvertes à leur tour de feuilles on n’y voit rien, on suppose, on espère, on évite de prendre de la vitesse et surtout on essaye d’éviter les quelques obstacles apparents, sinon c’est la chute. N’est-ce pas Emilie ? Arrivés au fond de cette descente, nouvel arrêt imposé par la crevaison de Erwan et la recherche des lunettes d’Emilie.  En fait, joyeux anniversaire Erwan !!  Nous reprenons enfin notre route, sous la pluie qui tombe de plus belle, pour se trouver devant notre dernière mais interminable montée qui nous amènera à notre deuxième descente impressionnante du jour.  Celle- ci sinue et nous fait descendre en 2 kilomètres de 150 mètres.  Les virages sont en épingles et quelques pièges parsèment son tracé, mais nous sommes grisés de la dévaler malgré les règles de sécurité imposées et respectées.  Nous voilà presque arrivés, à nouveau trempés et méconnaissables sous les multiples projections de boue.  Seul Eric semble échapper à cette règle.  Aurait-il un pouvoir auto nettoyant ?

 

Les vélos sont lavés à la rivière, les personnes s’accumulent devant les douches et parfois dans les douches (à deux ça va un peu plus vite), nous prenons notre cacao chaud (déjà une tradition) et attendons patiemment et gentiment pour certains, turbulents pour d’autres l’heure du repas.


Une fois encore, nos cuistots se sont surpassés.  Carottes, riz et steacks hachés.  Hum !! Qu’est-ce que c’est bon !! On est quand même bien ici. Le dessert sera l’occasion de partager le gâteau d’anniversaire d’Erwan. 


Ah !!! la soirée.  Grâce à Julie, grand maître du temps, nous voilà tous plongés dans les épreuves de « Ford Boyard ».  Par groupe de deux les enfants partent à la confrontation des maîtres du temps qui, à travers divers jeux (puissance 4, le clou, l’empilage de blocs, …. ), lutteront pour limiter l’avancée des enfants vers la comptabilisation des victoires.  Durant 2 heures nous serons tous tenus en haleine par ces confrontations.  Et après un petit tour de magie tous au lit.  Bonne nuit les petits !!


Tu parles, tous ces petits furent encore particulièrement difficiles à endormir.  Même les berceuses (du style : MAINTENTANT CA SUFFIT VOUS ALLEZ DORMIR !!) de Julie et de Johan ne sont pas venues à bout des plus téméraires.  Ceux-ci se reconnaîtront probablement car ils durent même quitter la chambre pour aller passer quelques moments sur le palier.


Ah mais le matin, ce n’était plus la même chose.  7h30 toujours pas de bruit, pas de cris.  7h45 toujours rien.  Tiens tiens que se passe-t- il ?  Chouette aujourd’hui on va pouvoir sonner le clairon.  Debout là dedans dans 10 minutes on mange et c’est dimanche et le jour des petits pains au chocolat. 


Impatients nous n’attendrons pas les retardataires pour entamer dès 8h00 notre pitance.  On débarrasse, on fait la vaisselle (enfin ceux qui étaient de service ce jour-là) et rebelote en route pour notre dernier circuit VTT du WE.  


Celui-ci fut génial ! Avec toute la pluie tombée la veille, les glissades sur les chemins de terre feront parties intégrantes de la sortie.  Le circuit est assez ludique, sauf le premier kilomètre qui se fait en montée sur un chemin recouvert de grosses pierres bleues, rondes et glissantes.  On souffle un peu au-dessus, on fait un peu de mécanique et on continue notre périple.  Ca roule, ça glisse et tout le monde s’amuse malgré les quelques chutes incontrôlables.  Nous arrivons ensuite aux draisines de la Molignée situées juste au bas de la côte qui nous mènera à Salet.  Encore un sacré morceau, plus d’1 kilomètre à du 9 %, que tout le monde réussit à gravir à son rythme.  Encore bravo à tous !!  Malgré les difficultés, tout le monde reste joyeux et les descentes à elles seules réconcilient les enfants avec cette région abrupte.  Nous arrivons dans nos 4 derniers kilomètres où quelques aventures nous attendent encore.  Ceux-ci se font principalement en descente à travers bois et notamment sur des chemins glissants.  La première partie du groupe les dévale assez rapidement pour s’apercevoir après un petit instant qu’ils sont seuls.  En regardant mieux derrière nous, on aperçoit deux enfants étendus dans la descente, on remonte vite pour avertir du danger de la descente mais plus personne n’arrive.  Où restent-ils ?  Erwan partit en éclaireur nous apprendra bientôt qu’un clou à stoppé nette l’allure du reste du groupe.  Patience, patience, patience.  Les voilà enfin qui pointent leur guidon sans avoir omis de cacher notre cher Nicolas dans les bois.  Le but : me donner la peur de ma vie.  Mais pas bête la bête, le manque de discrétion de Johan rendra vite le plan caduc.  Nicolas fut quand même difficile à extirper de sa cachette car il avait reçu l’instruction de ne pas se montrer à mes appels. Ce qu’il fit.


Arrivés tous sains et saufs au gîte, lavage des vélos organisé par Johan avec la collaboration de notre hôte qui mit à notre disposition un tuyau d’arrosage, douches et spaghetti bolognaise.  Rangement des chambres, distribution des différents effets personnels (il me reste encore pas mal de chose, ce ne serait pas à toi Louis ?), petite promenade le long de la Meuse et retour à Pont-à-Celles pour 18h00.


En résumé, pour ceux qui n’auraient pas eu le courage de lire tout ce qui précède ce fut un magnifique week-end.  Je remercie particulièrement les cuistots (Andrée, Sonia et André) qui ont somptueusement bien rempli leur fonction, ainsi que tous les adultes qui m’ont accompagnée et grâce à qui tout cela fut possible. 


            

                                                                                                                                                               Béatrice

31 octobre au 2 novembre 2008 : Annevoie
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