[http://www.marclemo.com/cevennes/]
[http://www.marclemo.com/cevennes/]
[http://www.bsi.fr/pnc/index.asp]
[http://www.ville-florac.fr/]
[http://www.cevennes.net/cevennes_evasion.fr.htm]
[http://st.andre.valborgne.free.fr/accueil.htm]
[http://www.chemin-stevenson.org/]
[http://www.aigoual.asso.fr/fr/index_fr.php]
[http://causses-aigoual-cevennes.org/villages/esperou.php]
[http://www.aveyron.com/nature/montpellier.html]
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Mardi 17 mai 
Meyrueis (745 m) - Peyreleau (450 m)
en passant par Dargilan (937 m), La Rouvière (800 m)
Distance : 45,28 km - dénivelée positive : 994 mètres
Les Cévennes sont constituées de trois zones géologiques différentes qui dessinent et destinent ce magnifique pays de trois manières différentes. De l’avis d’un cévénol passionné :
" .. le Mont Lozère et le Mont Aigoual sont en granite, les "vraies Cévennes" sont en schiste, et les causses sont en calcaire. Trois roches, trois types de paysages, trois agricultures, trois cultures, trois mondes...
Le calcaire a généré ici d'immenses plateaux au relief peu marqué, de loin en loin profondément entaillés par des gorges. Autrefois boisés ils sont aujourd'hui pour l'essentiel dénudés, la pierre apparaît presque partout, la culture est possible en de rares endroits seulement, les moutons arrivent à y trouver, en pâturage extensif, une maigre pitance dont l'absorption leur permet de produire un lait peu abondant mais d'excellente qualité qui part vers l'Aveyron pour être transformé en Roquefort.
Le granite donne également lieu à des reliefs peu marqués, vastes épaulements arrondis desquels émergent des chaos rocheux aux formes étranges et multimillénaires. Ici l'eau ne s'infiltre pas : elle reste en surface, apportant au pays une verdeur qui achève de faire la différence avec les causses. Les reines du lieu sont les vaches, elles nous donnent peu de lait, mais hélas pour eux leur viande. Les humains, quant à eux, sont rares et dispersés en hameaux frileux qui se pelotonnent contre leur clocher de tourmente destiné à rappeler vers la vie les imprudents qui se seraient laissés surprendre dehors dans les blizzards glacés.
Le schiste, quant à lui, est une roche nerveuse qui part en éclats acérés. Les vallées cévenoles sont à la même image : tortueuses, déchirées, mouvementées... Incroyable dédale naturel, de tous temps utilisé pour se cacher de l'ennemi, qu'il soit catholique à l'époque des camisards (encore aujourd'hui, les protestants sont largement majoritaires sur ce territoire), allemand à celle des maquisards... Heureusement, situées au sud-est de la ligne de changement climatique (quelques petits kilomètres font toute la différence), elles sont déjà en territoire méditerranéen : le climat y est chaud, la végétation en bonne partie composée de chêne vert (qui est ici chez lui) et de châtaignier (qui a été planté mais qui s'est bien plu). Les serres (arêtes rocheuses émergeant de la végétation) sont le territoire de prédilection des chèvres, que les néo-ruraux comme les anciens exploitent pour fabriquer le Pélardon."
Découvrez et comprenez "Les Cévennes" en visitant le site personnel de Marc Lemonnier qui parle de son pays avec tant de chaleur, de passion et de sincérité. Si vous vous attardez sur celui-ci, vous ne pourrez vous aussi que tomber amoureux de cette région.
L'esplanade
Pisciculture
cours d'eau 'Le Vibron'
Château de Florac - siège du Parc National des Cévennes
Le Ferradou qui servait à ferrer les boeufs
Complexe culturel
Le Rochefort
C’est le jeudi 12 mai 2005 que nous sommes partis dans la contrée lointaine de la Lozère, au coeur des Cévennes, pour aller poser les crampons de nos "Lapierre X-control Evo 2".
Cette destination avait été choisie un peu par hasard. En feuilletant le catalogue "Arcanson - 2005 à VTT" nous nous sommes arrêtés sur le circuit "Le Tour de l’Aigoual" pour ses distances, ses dénivellées, le type d’hébergement, ... et la brève description qui nous en était donnée : Entre Atlantique et Méditerranée, grande boucle itinérante autour de l'Aigoual. Ce circuit vous conduira sur les versants méridionaux chauds et arides, sur les pistes forestières de l'Aigoual et vous fera traverser les steppes caussenardes. De nos parcours, c'est celui qui est situé le plus au sud, celui où les différences de climat sont les plus frappantes. Le dépaysement est garanti. De Florac à Sainte Enimie, en passant par Saint André de Valborgne, le Mont Aigoual, le lac des Pises. Randonnée VTT associant pistes roulantes du massif de l'Aigoual et du Causse Méjean, sentiers techniques des Cévennes, belles descentes dans les vallées et depuis le sommet du Mont Aigoual."
Nous n’avions encore aucune idée du paradis vététiste que nous allions trouver après avoir parcourus plus de 900 kilomètres de routes (dont 850 kilomètres d’autoroutes, 43 euros de frais de péage et quelques longues heures de patience). Et pourtant c’est dans le Parc National des Cévennes que nous nous rendions. Le Parc National des Cévennes d’une surface totale de 3210 km² (dont 91 279 hectares de zone protégée touchant 52 communes où une réglementation de protection stricte est appliquée) est constitué du Causse Méjean, du Mont-Lozère, de la Montagne du Bougès, des Vallées des Gardons, des Mont-Aigoual et Lingas. Il est le seul en France a être situé en basse montagne. Il abrite de ce fait une population permanente et un patrimoine culturel significatif. Cette particularité lui donne une mission que n’ont pas nécessairement les autres parcs nationaux : rechercher les conditions d’un éco- développement durable, soucieux de la protection du patrimoine, respectueux des grands équilibres, et assurant la pérennité des activités agro-pastorales nécessaires au maintien de la biodiversité et des paysages. C’est aujourd’hui en Europe l’une des régions ayant connu le plus fort enrichissement biologique depuis 20 ans.

Seule ombre au tableau, après avoir quitté notre petite Belgique sous un beau ciel bleu, nous arrivions en Lozère sous la pluie.
Notre première escale se situe à Florac, siège du Parc Nationnal de Cévennes (545 m d’altitude - 2 104 habitants), où nous avons rendez-vous dans les bureaux de Cévennes Evasions afin de recevoir les cartes IGN sur lesquelles nos itinéraires sont tracés et nos dernières recommandations.  C’est à l’hôtel Archibald que nous passons notre première nuit où la qualité de la cuisine est inversément proportionnelle à la qualité de sa literie. Après un repas plus que copieux (entrée, plat principal, fromage, dessert) et délicieux nous avons passé notre première nuit flanqués sur des ressorts proéminents.
Florac

Un parcours balisé à travers la vieille ville vous fait découvrir, en une heure, une petite cité au passé tumultueux.
Remarque : Les photos ont été prises le jour de notre départ après que le beau temps ait décidé de refaire son apparition.
Samedi 14 mai 
Barre des Cévennes (934 m) - Saint André de Valborgne (450 m)
en passant par la Moline (506 m), les Sales (910 m), Le Lauzert (391 m)
Distance : 40,27 km - dénivelée positive : 1078 mètres
Il ne pleut plus en ce samedi matin (pluie et orage toute la nuit) et nous décidons de continuer notre aventure.
Après une visite éclair de Barre, nous entamons les premiers kilomètres qui nous conduisent rapidement au fond de la Vallée. Evidemment comme chaque descente en Lozère est suivie d’une montée et inversément, nous remonterons ensuite de l’autre côté du versant pour atteindre un petit village. Les 18 premiers kilomètres de cet itinéraire seront principalement composés de routes asphaltées montantes et descendantes qui nous conduiront dans la Vallée Française au panorama splendide. Nous quitterons ensuite presque définitivement les routes asphaltées pour emprunter des chemins empierrés, des sentiers forestiers et quelques impossibles sentiers de chèvres où le portage était la seule solution pour avancer.  Celui-ci sera vite oublié grâce au plaisir démesuré que nous aurons ressenti dans la descente mémorable vers
Saint-André de Valborgne.  Dans ces sentiers recouverts de plaques de schistes (parfois larges et stables et parfois réduites en morceaux et donc particulièrement instables), qui dévalent et zigzaguent vers notre hôtel, nous aurons dû jouer de beaucoup de finesse dans notre pilotage et parfois même de prudence (en descendant du vélo) pour arriver à bout de ce genre de descente technique qui vous donne le sentiment d’avoir réussi quelque chose de fort.  Heureux d’avoir pu réaliser cette deuxième étape dans des conditions climatiques plus clémentes, même si le froid et la grisaille restent au rendez-vous, nous entrons dans le village bucolique de Saint-André où se situe l’hôtel de la Vallée où nous nous reposerons. Dans ce petit hôtel, aux chambres agréables et confortables, nous aurons l’occasion de déguster en entrée "Pelardon chaud" (fromage fait à base de lait de brebis) qui ressemble à s’y méprendre à notre chèvre chaud et comme plat principal nous aurons pour la deuxième fois la spécialité régionale qui se nomme la gardiane.  Ce plat, ressemblant d’aspect et de goût à nos carbonnades flamandes, est fait de morceaux de viande de jeunes taureaux sauvages qui vivent en Camargue. La préparation de cette viande se fait à base de vin rouge.

Le village traversé par la rivière du Gardon (le village a connu une dépopulation très importante : 1894 habitants en 1688 - 1000 habitants en 1908 - 375 habitants en 2005) est particulièrement agréable et invite à la promenade.  Sur sa petite place située en face de l’église nous pourrons voir des cafés, des hôtels, des magasins, la poste, ... et des terrains de pétanque qui offrent aux habitants et/ou touristes l’occasion de se divertir quelque peu.  La vie au coeur de cet écrin de nature semble tranquille et terriblement éloignée de tout le stress moderne.
Vendredi 13 : jour de bonheur ou de malheur ?
Le ciel est gris, nous déjeunons copieusement, préparons le matériel pour la journée, allons déposer la voiture sur un parking non payant et faisons quelques photos du château de Florac (ce qui nous aura permis de nous apercevoir que la batterie est déchargée et que nous avons oublié une batterie et des cartes-mémoire de rechange dans nos bagages.  Heureusement, nous ne sommes pas loin de l’hôtel et nous pouvons retourner facilement récupérer ces petites choses si importantes lorsque l’on voyage). Enfin, nous nous élançons sur notre itinéraire qui doit débuter par un GR et emprunter une partie du Chemin de StevensonCe Chemin de Stevenson est un itinéraire très prisé par de nombreux randonneurs qui partent sur les traces de Robert Louis Stevenson, jeune écrivain écossais qui partit avec une ânesse, le 22 septembre 1878 du Monastier-sur-Gazeille (Haute-Loire) pendant 12 jours et 220 km pour arriver à St-Jean-du-Gard. En 1879 son journal de route dera publié sous le titre de "Voyage avec un âne dans les Cévennes".
Nous parcourons d’abord 5 km d’allées et venues avant de trouver le début de ce GR et de ce périple, aïe aïe ça commence bien.  Les premiers kilomètres seront très agréables et nous permettrons déjà d’apercevoir le magnifique écrin de nature dans lequel nous laisserons nos empruntes. Tout d’abord, le lit des rivières dessiné dans de belles grandes plaques de schistes brillant de l’éclat de l’argent et emportant sur ses flans une eau tellement claire qu’elle semble pure.  Mais aussi, les petits ponts de pierres qui surplomblent les rivières, les collines sur lesquelles on peut apercevoir une bâtisse ou une masse rocheuse imposante et impressionnante.  Et cette anicenne voie de chemin de fer que nous avons suivie pendant plus ou moins 15 kilomètres qui était tracée telle une corniche sur un flan de montagne. Nous longions ainsi assez souvent un précipice et passions tantôt sur de petits ponts aménagés pour laisser s’échapper une rivière et tantôt sous des tunnels creusés pour traverser les roches. Ici et là émergeaient encore sous nos roues les anciennes traverses de chemin de fer.  Cette partie très agréable, malgré une bruine incessante, était sans difficulté physique, ni technique et idéale pour une mise en jambes.
Mais, arrivés au col de Jalcreste les choses commencent à se gâter. La pluie ne s’arrête toujours pas et devient au contraire de plus en plus dense. Elle nous glace (nous en venons à préférer les montées pour avoir chaud), nos gore-tex résistent péniblement, l’eau dégouline entre nos orteils, nous avons l’impression de rouler dans les nuages tellement tout est gris, ..... La température chute (9°) et le moral aussi.  Nous continuons à progresser sur des sentiers difficiles jusqu’au col des Laupies où nous allons nous égarer. En raison, probablement d’une visibilité réduite à moins de 10 mètres nous allons prendre un mauvais chemin et rouler pendant plusieurs kilomètres, pour aboutir sur une voie sans issue. Etant donné le froid, la pluie et la sensation d’être perdu au milieu de nulle part, le moral continue de chuter et nous donne l’envie de tout abandonner et de rentrer au plus vite. Après avoir retrouvé le bon chemin nous nous décidons alors à reprendre une départementale pour nous rendre à la fin de notre étape qui se trouve encore à 7 kilomètres.  Il est fou de constater à quel point de mauvaises conditions météorologiques peuvent venir à bout des plus optimistes et positifs et transformer un endroit paradisiaque en un endroit de cauchemar. Nous sommes arrivés trempés au gîte Combe à Barre des Cévennes où nous n’avons plus bougés de toute la journée (la pluie continuant à tomber).
Heureusement, ce gîte tenu par des agriculteurs, était équipé d’un feu ouvert devant lequel nous avons pu faire sécher nos vêtements et surtout nos chaussures.  Nous avons également eu la chance d’y être seuls ce jour-là car nous avons pu ainsi bénéficier de toutes les installations communes (WC, lieu de vie composé d’une kitchenette, d’un frigo, de tables et chaises et du feu ouvert). Ce gîte était loin d’être luxueux et confortable (surtout la literie) mais nous y avons été bien accueillis par des gens simples (l’ouvrier de l’endroit s’exprimait d’ailleurs en patois ce qui rendait la communication très difficile), qui tout en restant très discrets, ont veillés à ce que nous ne manquions de rien.  La nourriture qui nous a été proposée était typique de l’endroit (charcuterie, choux rouge, gardiane, ...) et nous avons eu la chance ou la malchance (cela dépend des goûts) de manger du "gras double", de petits morceaux de viandes recouverts d’une belle couche de graisse ressemblant à la graisse de langue de boeuf.
Vendredi 13 mai 
Florac - Barre des Cévennes
en passant par Saint Julien d’Arpaon, Cassagnas, le col de Jalcreste (833 m), le col des Laupies (1001 m),
le plan de Fontmort (896 m)
Distance : 54,11 km - dénivelée positive : 1009 mètres
C’était sans aucun doute le jour le plus dur.
Une première côte longue de 6 km nous a emmené 640 m plus haut que l’hôtel de la Vallée (moy 10.67%). Jusque-là, le plaisir restait entier même si les choses étaient difficiles. Mais, le pire était à venir car aux ascensions praticables se sont succédées des ascensions impossibles. Pentes abruptes, sol jonché de nombreuses pierres ont rendu les portages inévitables (pour nous évidemment !). Et c’est de col en col, de difficulté en difficulté que nous sommes arrivés au Mont Aigoual (observatoire de météo France) où foisonnent toute une biosphère humaine (touristes à gogo). Le panorama y est splendide et mémorable. Heureusement, cette journée épuisante fut agrémentée de paysages à vous couper le souffle, de prés fleuris de mille et une sortes de fleurs (jonquilles, pâquerettes, pensées, boutons d’or, et bien d’autres inconnues) et de quelques descentes rapides et techniques à souhait.
La journée était ensoleillée, froide et venteuse. Dix heures de sommeil auront été nécessaires pour s’en remettre.
Arrivés à l’Espérou, nous découvrons l’Hôtel du Parc où nous avons été très bien accueillis. Literie excellente, menu au choix, etc.
Dimanche 15 mai 
Saint André de Valborgne (450 m) -L’Espérou (1230 m)
en passant par le col de l’Estrade (1200 m), Cabrillac (1395 m), le Mont Aigoual (1567 m).
Distance : 43,60 km - dénivelée positive : 1639 mètres
Si nous devions résumer nos vacances au coeur des Cévennes, nous dirions que, de manière générale, chaque itinéraire débutait par une ascension plus ou moins dure et se terminait par une magnifique, technique et impressionnante descente. Nous avons rencontré quelques animaux sauvages : mouflon, cerf, lézards, grenouille, de nombreux oiseaux dont notamment le coucou qui nous accueillait dans presque toutes les forêts, des animaux non identifiés, chèvres, moutons, vautours... et quelques êtres humains.  Les paysages sont tous plus beaux les uns que les autres et on ne se lasse jamais de les admirer.  La nature est vraiment respectée et c’est au paradis que nous avons l’impression de nous trouver. Nous ne regrettons pas d’avoir été aiguillé vers Cévennes Evasions (tout nos contacts ont été pris avec Arcanson mais c’est Cévennes Evasions qui a géré tout notre dossier) et la formule qui nous était proposée.  A savoir, repas du matin et du soir à l’hôtel et pique-nique à emporter pour la journée.  Nous n’avons pas trop eu à nous plaindre du temps, à l’exception du premier jour, puisque c’est souvent la nuit qu’il a plu. Cependant, nous ne conseillons à personne de partir à vélo au mois de mai dans les Cévennes.
La plus grande partie de cette journée, +/-35 km, se passe dans les forêts du Parc National des Cévennes où nous évoluons sur de larges sentiers forestiers. Cette partie de l’itinéraire qui était particulièrement roulante et agréable fut améliorée par l’ascension du col des Miniers (1264 m) et du col des Ubertes (1230 m) qui nous ont amené au lac des Pises (site remarquable, il est la propriété du Parc National des Cévennes qui en a fait un espace de protection de la nature et de transhumance pour les troupeaux des vallées cévenoles) et à l’église Saint-Sauveur de Pourcils. Ce hameau envoûtant était jadis le plus important de la commune de Camprieu qui possédait église et cimetière. De vastes travaux de reboisement ont été mis en place jusque dans les années 1960. Un circuit est aménagé pour mettre en valeur l'arboretum, le sentier des arbres, et permet, dès la saison estivale de belles promenades.
A peine sommes-nous arrivés à l’hôtel Family (qui n’a rien de familial) à Meyrueis que la pluie commence à tomber. Cette pluie ne s’arrêtera pas jusqu’au lendemain matin.
Lundi 16 mai 
L’Espérou (1230 m) - Meyrueis (745 m)
en passant par le lac des Pises (1281 m), Ribauries (887 m), le bout de Côte (1011 m).
Distance : 50,40 km - dénivelée positive : 1022 mètres
Jour des crevaisons et des vautours.
La pluie cesse de tomber et, avant le départ, nous réparons déjà une première crevaison. Nous quittons ensuite Meyrueis que nous voyons s’éloigner au fur et à mesure de notre ascension (23 minutes pour gravir les 225 premiers mètres de dénivelée). Paf ! Deuxième crevaison !  Nous longeons le Causse Noir sur un single track de +/- 5 kilomètres et apercevons les premiers vautours. Nous nous arrêtons pour mieux les observer et, c’est finalement eux qui s’approchent de nous pour voir si nous sommes à leur goût. Kilomètre 16.5, c’est le moment de crever pour la troisième fois. Bon on répare et on repart. Deux kilomètres plus loin, nous croisons un berger et son troupeau. Un arrêt pour manger et réparer les 4ème et 5ème crevaisons. Le plus beau moment de la journée était le passage par le site ruiniforme de Montpellier le Vieux, univers insolite de rochers aux formes étranges. Arrivée à Peyreleau en Aveyron, endroit féérique aux couleurs de la Provence. Peyreleau est situé à la confluence des Gorges du Tarn et de la Jonte dans l'espace préservé du Parc national des Cévennes et du Parc naturel des Grands Causses. Nous y passerons la nuit au gîte Evolutions. Nous étions seuls dans ce gîte, ancienne bergerie construite à-même le rocher, où nous avons été choyés par un jeune couple très attentif. La cuisine qui nous fut proposée était composée de plats typiques dont une délicieuse salade au roquefort. Nous avons également eu l’occasion de découvrir des apéritifs régionaux dont l’un était notamment réalisé à base d’églantines.
Voilà, nous voici déjà à l’aube du dernier jour de ce magnifique voyage et, demain, c’est le retour vers la Belgique et le travail.
Aujourd’hui, direction Saint-Chély du Tarn en passant par le Causse Méjean. Pour arriver au-dessus de celui-ci, nous avons dû monter pendant 9.5 kilomètres (dénivelée 495 mètres).  Nous nous attendions à un endroit particulièrement plat mais le causse est malgré tout assez bien vallonné. Pour ce dernier jour, nous avons bénéficié des bienfaits du soleil mais le coupe-vent restait indispensable. La descente (428 mètres de dénivelée négative pour une longueur de 4.2 kilomètres) du causse Méjean vers Saint- Chély du Tarn, où nous avions rendez-vous avec Cévennes-Evasion pour le retour vers Florac, s’est faite rapidement dans un étroit chemin empierré à fleur de montagne.  Saint-Chély est un joli hameau enclavé dans les Gorges du Tarn.
Mercredi 18 mai 
Peyreleau (450 m) - Saint-Chély du Tarn (474 m)
en passant par
Le belvédère des Vautours, le Causse Méjean, Le Bruel, la Maxanne
Distance : 45,63 km - dénivelée positive : 1267 mètres
  
 Lozère 2005