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Tentés par un voyage à VTT au Maroc, nous avons réservé, dès le mois de janvier 2008, un vol Royal Air Maroc par l'internet.  La réservation a bien été enregistrée auprès de la compagnie aérienne marocaine, l'heure de départ est confirmée, nous décollons le 3 mai 2008 à 21h15 pour un vol de 205 minutes qui nous déposera à Menara, l'aéroport situé près de Marrakech à 22h40 heure locale. 
Pour le séjour sur place, nous avons fait confiance à Saïd Mountain Bike qui s'est occupé de tout par l'intermédiaire de Françoise qui, comme nous avons pu le constater, à préparé notre voyage dans les moindres détails.
Arrive enfin le 3 mai 2008, jour de notre départ.
Nous ne voulons par être en retard et arrivons très tôt à l'aéroport de Bruxelles National (Zaventem pour les intimes).  Lorsque les enregistrements commencent, vers 19h30, l'immense panneau d'affichage nous apprend que notre vol sera retardé de 90 minutes, nous partirons à 22h45 au lieu de 21h15.  Ca ne va pas nous laisser une longue nuit de sommeil.
Des trois guichets, nous choisissons malheureusement celui qu'ont choisi des gens malchanceux qui ne sont pas inscrits sur la liste des passagers.  Palabres et encore palabres mais rien n'y fait : pas sur la liste = pas dans l'avion !
Pour nous, ça se passe bien, il nous suffit d'attendre et de profiter du dédommagement de 5,5€ (par personne) offert par R.A.Maroc.  Ce sera finalement à 23h30, avec 2h15 de retard que notre Airbus A321 à moitié vide décolle en direction de Marrakech.
Nous atterrissons à Menara 3h15 plus tard, à 0h45 (en été, le Maroc vit à l'heure solaire).
Il était prévu que notre guide nous accueille à l'aéroport à 22h30, nous imaginons qu'il nous aura abandonné.  Eh bien non !  Saïd (notre guide) et Mohammed (notre chauffeur) sont bien là. 
Nous embarquons dans un 4x4 Land Rover et filons vers Marrakech et notre premier logement près de la très connue place Djemâa El Fna.  La circulation semble bizarrement dense à cette heure tardive, les cyclomoteurs, taxis, bus, camions, voitures et autres engins à moteurs, à pédales ou à traction animale roulent dans tous les sens, il en vient de partout sauf du ciel.  Si les rues sont tracées, s'il y a des règles de priorité, personnes ne semble les respecter, c'est le plus fort ou le plus culotté qui passe.  Le piéton qui emprunte le passage dit protégé n'est jamais sûr d'achever la traversée d'une rue en une étape, parfois il lui faudra faire demi-tour et recommencer plus tard. 
Par des rues et ruelles de plus en plus étroites, glauques et mal éclairées, notre chauffeur nous mène à 150 mètres de l'hôtel.  Il fait parfaitement noir, nous nous dirigeons dans ces ruelles grâce aux points rouges qui balisent le passage et signalent autant de fumeurs.  Nous sommes accueillis à l'hôtel, le riad Agnoue, à la lueur de bougies, des travaux ont causé une grosse panne électrique dans tout le quartier.  La chambre avec WC, douche et terrasse est très confortable, nous allons enfin pouvoir dormir mais, très mal dormir.  La nuit est bruyante, on s'endort quand les derniers bruits s'éteignent vers 2h30 et on s'éveille vers 4h quand les premiers bruits reviennent.  Dès les premières lueurs du jour, le chant du muezzin appelle les fidèles à la prière et dire qu'on croyait enfin dormir.
4 mai 2008. (profil)
Nous ouvrons des yeux noyés de sommeil pour prendre un délicieux déjeuner vers 7h10.  Café, jus d'oranges, baguette, pain au chocolat, très européen tout cela.  Une chose cependant nour rappelle qu'on est très au Sud, le jus d'oranges : quelle différence avec nos oranges qui ont été cueillies beaucoup trop tôt. Nous flânons quelques temps sur la terrasse et observons tous ces gens qui vont et viennent.  Saïd arrive à 8h30, c'est le départ de notre raid à VTT dans l'Atlas, le Sarghro et la vallée du Drâa.

Après 3h30 de routes cahotiques et de pistes bordées de figuiers de Barbarie (dont la fleur serait un remède contre la diarrhée) via le col de Tichka (2260m), nous arrivons à la Kasbah de Télouet dont la dernière partie, a nécessité la collaboration grâcieuse de 300 ouvriers pendant 3 ans vers 1942. Ces gens étaient nourris et, en échange, ils travaillaient.  Nous, 66 ans plus tard, nous profitons du dîner, tagine de poulet,  bouteille d'eau et jus de fruits devant un magnifique paysage de montagne et le vol de quelques cigognes.  Rachid, un berbère, est le gardien-guide de la kasbah de Télouet, la palais du sultan aux 5 femmes et 80 courtisanes, Mohammed V.  Il nous fait visiter les lieux qui ont bien besoin d'être restaurés.  Malheureusement, la volonté serait plutôt de détruire ce genre d'endroits et d'en récupérer les matériaux.  Dommage pour le patrimoine.  Pour terminer la visite, Rachid nous offre son meilleur "whisky berbère", un thé vert à la verveine.  Nous le remercions de quelques dirhams et rembarquons pour encore quelques kilomètres en 4x4. Contrairement à nos régions, ici, le 4x4 est un véhicule vraiment utile, les routes se transforment souvent en pistes et les pistes en passages caillouteux très accidentés.  Subitement, au milieu de nulle part, nous nous arrêtons et Saïd prononce le mot que nous attendions : VTT.
On débarque les vélos du toit de la Land Rover, ce sont des Commençal Normal 2008.  Ils valent 500€ et pèsent 12,7 kilos.  Ce sont des vélos de luxe dans ce pays où presque tous les "cyclistes" utilisent des vélos bricolés que l'on ne voit plus chez nous depuis des dizaines d'années.  Les premières pistes s'ouvrent à nous !  Les VTT's que nous avions demandés étaient de tailles S et L.  Dommage, le L s'est transformé en M. Tant pis, on lève un peu plus la selle, c'est un peu court mais on se débrouillera comme cela.  Le parcours est descendant, ça devrait aller malgré la fatigue accumulée ces dernières heures.  Nous traversons une multitude de villages qui n'ont l'air habités que par tous ces enfants qui attendent le long des chemins.  Sans guide, vous aurez la version :"Tu as un bonbon ?  Non ?  Alors donne-moi de l'argent !"  Avec un guide, nous attirons plutôt leur curiosité.  Côté VTT, ça tabasse très fort, il y a des cailloux partout et de la poussière qui nous recouvre petit-à-petit.  Une forte descente sur un bout d'asphalte nous a emmené à 62 kilomètres à l'heure.  34 kilomètres plus loin, nous arrivons à Aït Ben Haddou, nous avons monté 595 mètres et descendu 1048 mètres.  Relax !  Nous nous installons dans le très beau riad Maktoub pour y souper à 19h30 d'une tagine de boeuf et légumes avec toujours une bouteille d'eau.  Le dessert et puis, dormir.  Enfin ! On en a besoin.
5 mai 2008. (profil)
Après une très bonne nuit, nous prenons le déjeuner sur la terrasse du riad à 7h30.  Café, jus d'oranges, confiture, crèpes, miel.  Celui-ci à peine terminé, nous embarquons dans le 4x4 pour Ouarzazate où nous changerons le VTT taille M en taille L.  Ensuite, direction de la piste menant à la cascade de Tizgui. Là, nous débarquons les VTT's pour 9 kilomètres de pistes jusque la cascade où nous sommes accueillis par "Omar de la cascade" comme il se nomme lui- même.  Il se plaît à nous raconter qu'il vit là depuis 27 ans.  Ce qui est certain, c'est que sa présence préserve la propreté des lieux.  Là, dans un coin d'ombre, nous pique-niquons.  Saïd et Mohammed s'occupent de tout, ils préparent le thé que nous savourons pendant qu'ils préparent le repas composé de tomates, concombres, oignons, fromage fondu, saucisson, poisson en boîte, sel et cumin.  Tous les légumes sont lavés dans un mélange d'eau et d'eau de Javel.  Omar nous offre à son tour un verre de thé, on discute avec ce sage des habitudes du pays berbère et on se repose pendant que nos guide et chauffeur s'occupent de faire disparaître toutes les traces de notre passage.  On enfourche à nouveau les VTT's pour 30 kilomètres de pistes via de nombreux villages et la ville de Agdz jusque la palmeraie de Tamnougalt où nous logerons chez Yacob.  Aujourd'hui, les enfants étaient à l'école donc, nous avons trouvé beaucoup moins de monde le long des chemins.  Chez Yacob, après avoir fait honneur au thé de bienvenue, nous sommes allés visiter les jardins du village à l'aide de notre jeune guide improvisé, Isham qui est reparti avec quelques stylos à bille et quelques dirhams.  Le souper est à 20 heures.  Nous mangeons une omelette cuite dans la tagine, une tagine de mouton, du yaourt décoré de quelques fruits frais.  Il est déjà 22 heures losque nous allons dormir et malheureusement, nous n'allons pas bien dormir. Dieu seul sait pourquoi car nous avons quand même parcouru sous 30°C, 38.5 kilomètres pour 512 mètres de dénivelé positif et 845 mètres de négatif.
6 mai 2008. (profil)
Après cette nuit sans sommeil, nous déjeunons avant de nous élancer pour les 67 kilomètres de VTT prévus aujourd'hui jusque N'Kob.  Nous commençons la journée à VTT par 30 kilomètres de pistes face au vent où notre guide sert de chauffeur en transportant sur son VTT un jeune garçon qui n'avait pas de vélo pour se rendre à l'école.  Heureusement, la piste est roulante malgré quelques zones de cailloux qui cassent le rythme.  Le petit écolier arrivé en classe, nous continuons notre progression jusqu'à ce que Saïd nous demande au milieu de nulle part si nous voulons prendre le thé.  Nous acceptons et étendons notre tapis sous un acacia (attention aux épines qui ne demandent qu'à trouer les pneus !).  Au milieu de nulle part, ça veut dire qu'il traînait là, à 100 mètres de la piste, une maison où notre guide est allé demander le thé que nous avons payé quelques dirhams.  Nous ne sommes pas au bout de notre surprise car, quand vient l'heure de dîner, quelques kilomètres plus loin, nous nous invitons carrément chez des berbères qui mettent immédiatement à notre disposition, une pièce et la terrasse de leur maison pour que nous puissions préparer et manger notre repas dans de bonnes conditions.  Pour le prix de notre passage, nous leur laissons ce qui reste de notre repas et quelques stylos pour les enfants qui en ont grandement besoin à l'école.
Une grande bande de goudron se déroule maintenant sous nos roues.  Cela va durer 38 kilomètres jusque N'Kob.  Pendant 23 kilomètres, on à l'impression de ne faire que monter, doucement mais tout le temps.  Arrivés à la porte de la province de Zagora, il nous reste 15 kilomètres de légère descente.  Pour cette étape, le soleil a eu la bonne idée de se cacher de temps en temps derrière des voiles de nuages.  Il fait moins chaud mais nous n'en profitons pas car l'asphalte rayonne tant qu'il peut et chauffe nos roues et nos pieds. Les dénivelés du jour : positif, 700 mètres et négatif, 630 mètres.   A N'Kob, nous sommes reçu à l'auberge Ouadjou par Yidir qui est aux petits soins pour nous.  Il partage avec nous le thé de bienvenue et nous explique une foule de choses sur la vie au Maroc.  Une bonne douche de décrassage et nous partons, à pieds, visiter le village.  La rue principale qui, de loin, ressemble à un décor pour western avec ses saloons et autres barraques, est la rue réservée au hommes.  Encore fallait-il le savoir !  Comme nous sommes en couple, Yidir qui est apparu comme venu de nulle part nous conseille de bifurquer vers la "rue des femmes".  Ce détour nous conduit à traverser tout le magnifique village de N'Kob avant de retourner vers notre auberge accompagnés de deux jeunes marocaines qui s'enfuient à l'approche d'un gendarme.  A l'auberge, nous prenons le souper :  soupe, tagine de boulettes et d'oeufs, frites que Yidir a fait préparer car il sait que nous venons de Belgique.  Nous mangeons dehors, habillés des vêtements traditionnels berbères que toujours Yidir voulait nous voir porter.  Il fait encore très chaud lorsque nous allons essayer de dormir.
7 mai 2008. (profil)
Après une nuit encore très chaude, nous sommes invités dans les cuisines pour assister à la fabrication des crêpes que nous mangerons au déjeuner. Comme toujours, celui-ci est très copieux, thé, café, jus d'oranges, pain, crêpes, confiture, miel.  Nous mangeons de bon appétit sur la pelouse, à l'ombre d'un parasol car, à 8 heures, le soleil est déjà bien présent. 
Départ en 4x4 jusque quelque part dans la montagne où nous débarquons les VTT's pour la traversée du Sarghro.  Une ascension de 9 kilomètres à travers de somptueux paysages nous conduit au col de Tazazert où s'est installé le "café-hôtel" Tizi à 2300 mètres d'altitude.  Là, notre guide Saïd prépare le dîner pendant que nous buvons un thé au tampal, une plante qu'il est allée cueillir lui même entre quelques cailloux.  Un groupe de neuf impressionnants 4x4 immatriculés en France débarque au col tel une colonne de véhicules militaires.  Nous les voyons arriver comme une armée venant prendre possession des lieux.  Ils sont bruyants, nos petits VTT's ne font pas le poids devant toutes ces carrosseries.  Achevons notre repas de légumes et de fruits et ...fuyons ! Descente du col pendant 18 kilomètres, c'est féérique.  Nous passons sur une route en construction, dans les travaux, la route n'est pas fermée malgré les engins de chantier qui vont et viennent.  Pour éviter le goudron, nous reprenons le 4x4 jusque la piste suivante en faisant étape à Boumalne-Dadès où Saïd fait réparer dans un des innombrables mini-ateliers une roue voilée et remplacer 6 rayons cassés.  Nous reprenons les VTT's sur une piste bordée d'habitations creusées dans la roche par les nomades transhumants.  Nous découvrons qu'ici, dans ces habitations troglodytiques, il y a des gens qui ne connaissent rien d'autres que leurs quelques chèvres et les paysages qui les entourent.  Ceux-ci sont, à nos yeux, toujours magnifiques, différents de ceux que nous venons de traverser, mélangeant les verts, rouges et bruns.  Les nombreuses traversées de villages aux maisons en pisé nous emmènent au "Colorado", les terres sont rouges et le décor nous rappelle que nous ne sommes pas loin d'un des hauts lieux du cinéma mondial, Ouarzazate.  L'étape du jour de 37.7 kilomètres nous aura fait monter 828 mètres et descendu 794 mètres.
A Bou Taghrar, nous entrons dans la kasbah du M'Goun avec son jardin plein de verdure.  Nous y prenons comme toujours, le thé de bienvenue et nous installons dans une très grande chambre avec WC et douche.  Aujourd'hui, le souper nous fait découvrir le couscous du patron toujours accompagné d'une bouteille d'eau minérale.
8 mai 2008. (profil)
La nuit, toujours aussi chaude, le déjeuner, toujours aussi copieux, nous partons pour la bien nommée Vallée des Roses.  Aujourd'hui, 3 petites étapes à VTT pour un total de 53 kilomètres, 565 mètres de montées et 1102 de descentes.  La première étape nous fait découvrir la Vallée des Roses jusque Skoura où nous découvrons la kasbah Amridil construite sur la rive de l'oued El Hajaj.  L'image de cette kasbah, patrimoine mondial de l'Unesco, figure sur le billet de 50 dirhams.  Pour arriver jusque l'oued, nous avons emprunté diverses pistes et routes.  Nous nous installons pour le dîner dans le lit asséché de l'oued alors que l'orage gronde et que le vent soulève des nuages de sable.  Quelques gouttes tant souhaitées tombent du ciel mais pas assez pour nous mouiller.  Elles tombent et sèchent à peine arrivées au sol tant il fait chaud.  L'après-midi, nous changeons le programme prévu pour nous rendre via un très beau single- track à travers un village jusqu'au Dadès (une rivière) que nous traversons les pieds dans l'eau.  Celle-ci est bien chaude, ça nous change des gués glacés de la Belgique.  Nous arrivons, à l'improviste, chez les parents de notre guide Saïd chez qui nous sommes accueillis comme des rois : thé, amandes grillées, dattes, visite des lieux, etc.  Il est déjà bien tard quand nous embarquons dans le 4x4 pour nous rendre sur une piste près de Ouarzazate où nous reprendrons les VTT's jusque l'oasis de Finnt via un single-track tracé entre les chemins à travers un champ de cailloux.  Après plusieurs kilomètres, nous apercevons dans un creux cette immense oasis, écrin de verdure à la végétation luxuriante.  Nous rendons visite à un potier qui fabrique des fours en terre séchée.  Encore du thé, à la menthe puis au romarin et retour en 4x4 à l'hôtel Zaghro à Ouarzazate.  Splendide hôtel avec piscine, grandes chambres avec télé-satellite, wc et douche, lit très confortable.  On peut y manger au bord de la piscine ou dans la très grande salle de restaurant.  On a de la peine à croire que tout cela a commencé par un petit café.  Nous soupons de brochettes et de frites dans le restaurant de l'hôtel.
9 mai 2008.
Après une bonne nuit, nous déjeunons de crèpes, pain, miel, huile, confiture, café, etc.  Aujourd'hui, pas de VTT.  Nous commençons cette journée qui doit nous conduire à Marrakech par la visite d'une pharmacie berbère.  Le bon pharmacien, herboriste plus exactement, nous vante les mérites des plus de 1200 produits que l'on peut trouver dans sa boutique, des épices aux cosmétiques, tout y passe.  Pour quitter ce commerçant, il suffira d'échanger quelques euros contre des pierres, plantes, thés et autres remèdes en tous genres.  Nous filons vers les studios de cinéma.  Etrangement, Ouarzazate qui est un des hauts lieux du cinéma mondial avec une école de cinéma, des studios, des décors et même des figurants de toutes sortes, ne compte plus aucune salle de projection.  La visite des studios terminée, il nous faut embarquer dans le 4x4 pour affronter les 365 virages qui séparent Ouarzazate de Marrakech.  C'est vraiment une épreuve et nous sommes soulagés lorsque, vers 14 heures, nous nous arrêtons dans un village pour aller manger un méchoui qui remplira nos pauvres estomacs malmenés par toutes ces courbes qui arpentent les montagnes.  Vers 17 h 30, nous atteignons notre dernier logement à Marrakech, le riad Marhbabikoum où nous ne pourrons pas souper.  Direction place Jemâa el-Fna.  Nous traversons la médina, centre historique de Marrakech (fondée au XIème siècle par les Almoravides) et, actuellement, faisant partie du patrimoine mondial de l'Unesco.  Il y règne un calme extraordinaire.  Une fois passée la muraille, nous tombons dans les souks.  Ca grouille de monde, piétons, cyclistes, motocyclistes, jouent des coudes pour avancer dans ces étroites ruelles qui nous mènent à la place couverte de touristes, marchands, charmeurs de serpents, acrobates, porteurs d'eau, etc.  Nous profitons de notre passage pour manger de très bonnes pastillas au poulet arrosée d'une bouteille d'eau.  Retour à l'hôtel pour notre dernière nuit au Maroc.
10 mai 2008.
En route vers les souks pour nos derniers achats, nous rencontrons un marocain qui a l'air de nous connaître.  Bien qu'il se rende à son travail, il nous conduit à la coopérative, sorte de grand magasin où l'on trouve toutes sortes de produits locaux.  Ici, on évite le marchandage pour lequel nous ne sommes pas doués et, paraît-il, on est sûr de ce que l'on achète.  Pas d'arnaque sur les produits, l'argent, c'est vraiment de l'argent, le cuir, c'est vraiment du cuir, etc.  Ce brave homme nous guide par nombre de ruelles, nous traversons des halles pour commerçants juifs et arrivons, complètement désorientés, à la galerie commerciale.  Cet inconnu nous rassure, pour retourner d'où l'on vient, il suffit d'aller tout droit et de tourner à gauche à la rue principale. L'avenir nous apprendra qu'il avait raison.  Mais alors, pourquoi tous ces détours pour y arriver ?
Retour au riad par la place Jemâ el-Fna légèrement plus calme que la veille.  Nous fermons nos bagages et attendons que l'on viennent nous chercher pour l'aéroport.  A 12h45, un taxi arrive envoyé par Saïd Mountain Bike.  A l'aéroport, formalités de départ, fouille par la police, embarquement et décollage à 14h55 (heure marocaine), comme prévu.  Cette fois, pas de retard.  Nous atterrissons à Zaventem vers 20h20 (heure belge).
Raid VTT dans le Sud marocain, Haut-Atlas, Sarghro, Drâa
Voilà !  Ce merveilleux voyage est hélas terminé.  Que de beaux souvenirs pour nous, merci encore à Saïd, Mohammed, Françoise et tous ceux que nous ne connaissons pas qui ont organisé ce raid-VTT.  Rien n'a été laissé au hazard, c'est presque une organisation magique !
  
 Maroc 2008