Olloy-sur-Viroin : "5ème Les Coteaux du Viroin" : 4 septembre 2005, 6 parcours : 15-25-35-45-55-65 km, paf : 4 à 6€
Bien qu’une randonnée s’organise à deux pas de chez nous (Viesville), nous décidons de quitter nos habituels chemins champêtres pour aller explorer la magnifique région de Viroinval. Le rendez-vous est donné au Centre Européen Louis Delobbe situé au coeur du petit village de Olloy-sur-Viroin. Heureusement, une prairie avait été prévue pour le stationnement de quelques voitures et nous avons pu y trouver un emplacement. Cette prairie était située juste à côté de l’église, nouvellement rénovée et modernisée, non loin du lieu des inscriptions. D’entrée de jeux, nous pouvons constater le sérieux et la finition apportée à l’organisation de cette rando. Ainsi, dans le hall d’entrée trône le panneau qui recèle toutes les informations utiles à notre cheminement : profil des parcours, carte reprenant les différents tracés, nombre et situation des ravitaillements par circuit, type de fléchage, ...
Après l’inscription, où nous recevons un ticket pour une boisson gratuite (que nous allons oublier), nous prenons le départ des 45 km (à vrai dire 43 km et 845 mètres de dénivelée positive). Dès le départ, la séparation des 55 et 65 s’opère pour les emmener faire leur boucle supplémentaire. Après celle-ci, le parcours des 45 restera commun à celui des 65 km pour partager un tracé somptueux. Nous ne démentirons pas la publicité des Cats Bikers qui nous annonce "un parcours très varié, 95 % en forêt, moins de 5 % d’asphalte, de nombreux passages techniques et single tracks, du plat, des côtes et de belles descentes qui se succèdent dans un paradis pour bikers".
... un parcours très varié, 95 % de forêt, moins de 5 % d’asphalte ... nous n’irions pas jusqu’à dire qu’il y avait 95 % de forêt mais peut-être autant de chemins de terre...
... de nombreux passages techniques, single tracks ... ceux-ci étaient effectivement légion : cheminement sur des sentiers étroits, le long de ravins, parsemés de racines et de cailloux ; racines gigantesques évoquant les films de science-fiction où la nature démesurée envahit le monde humain ; slalom entre les arbres en évitant ou sautant les racines, les branches et troncs d’arbres jonchant le sol ; traversées de rails, etc.
... du plat, des côtes .... nous noterons principalement 3 côtes très intéressantes au bas desquelles les organisateurs avaient eu la bonne idée d’indiquer le degré d’inclinaison (la plus importante faisait 16%). La première était située juste avant le premier ravitaillement (kilomètre 12,5) où l’on pouvait entendre les bikers en parler avec beaucoup de verve. La seconde était située juste au deuxième ravitaillement (26ème kilomètre) et c’est le ventre bien rempli qu’il fallait l’aborder dignement. Et la dernière, située vers la fin, est la seule que j’aurai pu gravir sans poser le pied par terre.
... et de belles descentes ... la plupart des descentes étaient annoncées comme dangereuses. Je me suis longtemps demandé pourquoi ils les annoncaient comme telles jusqu’au moment où je me suis retrouvée par terre (je suis d’ailleurs revenue de cette rando avec quelques blessures de guerre difficile à dissimuler). Les descentes étaient en effet très rapides et piégées par les racines, les ornières et les cailloux.
... un paradis pour bikers ... cette région est véritablement un paradis qui semble détenir un énorme potentiel pour nos petites jambes en mal de sensations.
De plus, nous aurons pu bénéficier d’une météo on ne peut plus clémente (soleil, chaleur) et d’un sol très sec à l’exception de quelques endroits où stagne une boue résiduelle (style neige éternelle).
En conclusion, l’organisation aura été à la hauteur sur toute la ligne : ravitaillements corrects (Red Bull, gaufres, cake, biscuits, fruits, eau, thé froid, ...) idéalement situés, petite restauration, bike-wash assisté (plus besoin de laver son vélo, on le fait pour vous), parc à vélo, ..., et parcours inoubliable. En outre, malgré une organisation bien rodée (pas encore victime de son succès), la foule et les chronos n’étant pas au rendez-vous, c’est dans une ambiance bonne enfant que tout le monde y va à son rythme.