Petit-Roeulx-lez-Nivelles : 12 novembre 2006, 4 parcours : 12-25-35-50 km
Pour ce 12 novembre 2006, l’agenda de O2 bikers n’était pas riche en rando au sud du pays. Seuls Archennes en Brabant wallon et Petit-Roeulx-lez- Nivelles en Hainaut étaient prêts à accueillir les nombreux bikers wallons. Par contre en Flandre, ce n’est pas moins de 12 randos différentes qui étaient proposées. Ne maîtrisant pas du tout la langue de Vondel, c’est à Petit-Roeulx que nous avons atterri, d’autant plus que le souvenir de la version 2005 de cette rando était positif.
Et pourtant, nous savions bien ce qui nous y attendait ! De la boue et encore de la boue.
Les premiers kilomètres n’auront probablement pas ravi les très nombreux bikers du jour. Après une mise en jambes sur route, nous avons rejoint Rosseignies et ses alentours par les chemins champêtres. Dès les premières portions de terre, les bourbiers et les ornières ont mis à mal les mécaniques et les jeunes bikers. Ceux-ci peinaient et avancaient péniblement en occasionnant bouchons et ralentissements.
Nous eûmes cependant un répit très agréable, en bifurquant dans un petit bois habituellement interdit au passage (le bois de Renissart) où nous avons pu excercer notre technicité, malheureusement génés par le monde qui s’agglutinait dès l’approche ou le passage d’une difficulté.
Ensuite nous sommes retournés sur ces interminables chemins recouverts de boue glissante, d’ornières piégieuses et de flaques rocambolesques et, sur quelques routes aussi, pour retrouver une autre partie très agréable et technique de la région. Ce "single track" qui surplombe le canal Charleroi-Bruxelles pendant plusieurs kilomètres, réserve au biker quelques surprises (racines, troncs d’arbres, descentes et montées techniques, slalom pour éviter la boue, ... et redescend ensuite vers l’ancien canal non loin de la Marlette à Seneffe.
C’est là qu’après 24 kilomètres le seul et unique ravitaillement du circuit de 35 kilomètres nous attendait. Heureusement il était copieux et l’on pouvait y siroter un péquet.
La suite se dessinera sur un chemin étroit, le long de l’ancien canal, pour rejoindre Seneffe et nous diriger à travers une ancienne ligne de chemin de fer (ligne 141), bucolique et très roulante, jusque Arquennes.
Nous avons 33 kilomètres au compteur et voyons poindre devant nous Petit-Roeulx, nous donnons ce qui nous reste pour gravir la côte qui se dresse devant nous, persuadés qu’il s’agit là du dernier effort. Sauf !! au moment où nous bifurquons dans la direction opposée à l’arrivée pour parcourir probablement les 5 kilomètres les plus fatiguants du parcours.
Nous traversons à même les prés, les chemins sont collants et on s’y enfonce, les passages à travers bois sont recouverts de feuilles qui s’agglutinent, collent et bloquent nos roues, la transmission souffre et les organismes aussi. Beaucoup s’arrêtent pour souffler et pousser leur vélo et c’est vidés que nous sortons de cette dernière difficulté, passage interdit au public en autre temps (c’est le bois de Petit-Roeulx).
En conclusion, la première partie du parcours fut un peu monotone et sans surprise. Ensuite, quelques chouettes passages ont su relever le niveau de la rando, qui fut assez éprouvante étant donné l’état du terrain. Le bike-wash, bien utile dans ces conditions, était insuffisant et occasionnait une attente d’une bonne demi-heure, le temps pour tous d’attraper froid. Le balisage était suffisant mais sans grande prétention. Mon coup de gueule : un ravito placé beaucoup trop loin du départ.